Le journal presqu'intime de Duppi 2
La Médaille

JUILLET 2003

EN GREVE









Visite à la chambre patronale


Courses à Auchan


Une conférence de presse est prévue le 09 Juillet à 16H30, les salariés sont déterminés et prévoient d'autres actions dans les prochains jours.

Dernières Nouvelles d'Alsace
Jeudi 10 Juillet 2003


Duppigheim
Grève à Duppigheim : les Knorr déterminés

Va-t-on vers une épreuve de force comme celle qui avait paralysé le site durant près d'un mois, au début de l'été 1999 ? « A l'époque, le conflit avait porté sur la réduction et l'aménagement du temps de travail. Aujourd'hui, les revendications sont d'ordre salarial, nous déplorons également des conditions de travail particulièrement pénibles et dénonçons le comportement relationnel de la direction de l'usine avec ses salariés », résume Léa Vaché, au nom de l'intersyndicale (CGT, CFTC, CFDT, FO) de l'entreprise. Résultat semble-t-il d'un « malaise latent », le mouvement affecte la production de potages et de sauces aseptiques dans l'une des deux usines Knorr implantées sur le site de Duppigheim où travaillent au total 500 personnes. 85 % des 233 salariés de Duppigheim 2 sont en grève et seule une ligne de production, sur six, est en mesure de fonctionner. Les salariés en grève ont déjà mené plusieurs actions symboliques ils se disent « décidés à durcir le mouvement » s'ils n'obtenaient pas satisfaction. Une réunion est prévue avec la direction générale ce matin.

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Dernières Nouvelles d'Alsace
Mercredi 16 Juillet 2003


Duppigheim
Knorr  : le mouvement se poursuit

Entamée le 1er juillet, la grève d'une partie des ouvriers de l'usine des « briques » Knorr (Unilever-Bestfood France) à Duppigheim continue.  Hier matin, 13 salariés-grévistes de cette unité qui fabrique des potages et des sauces en briques et emploie 233 personnes - l'autre unité fabrique des produits déshydratés et n'est pas touché par le mouvement - ont été assignés par la direction devant le TGI de Strasbourg.  La décision de justice sera rendue ce matin mais d'ores et déjà l'intersyndicale FO, CFDT, CFTC et CGT a convenu de débloquer l'un des barrages empêchant l'accès des camions à l'usine des produits déshydratés.  Rappelons que les ouvriers en grève (80% selon les sydicalts) demandent des augmentations salariales. Ces chiffres sont fortement contestés par la direction qui stigmatise des demandes d'augmentation « irréalistes » de l'ordre de 20 %. « Nous proposons 5 % qui s'ajoutent aux augmentations déjà accordées au mois de mars et ne pouvons aller au-delà sans mettre en péril l'entreprise » martèle Daniel Guirec, PDG de l'unité « briques ».
R.H.

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yahoo.fr
mercredi 16 juillet 2003, 12h26


Alsace - La justice ordonne la levée des barrages chez Knorr
STRASBOURG, 16 juillet (Reuters) - Le juge des référés du tribunal de grande instance de Strasbourg a ordonné mercredi la levée des barrages mis en place par les grévistes devant l'usine Knorr (Bestfoods-Unilever (London: ULVR.L -actualité ) ) de Duppigheim (Bas-Rhin) et confié une médiation au directeur départemental du travail, a-t-on appris de source judiciaire.
Demandée par la direction, la levée des barrages qui bloquent depuis vendredi les flux de matières premières et de produits finis a été assortie d'une astreinte de 100 euros par infraction constatée.
"Nous allons lever les barrages", a indiqué à Reuters Léa Vaché, porte-parole de l'intersyndicale CGT, CFDT, CFTC, FO.
Une majorité du personnel de production de l'unité de fabrication de soupes et de sauces en brique est en grève depuis le 1er juillet pour obtenir une augmentation de salaire de 100 euros et une prime exceptionnelle de 1.500 euros.
Mardi, les grévistes avaient fait un premier geste en débloquant les accès de l'usine de produits déshydratés qui n'est pas touchée par le conflit social.
Les syndicats ont rendez-vous mercredi soir avec le directeur départemental du travail, pour une première réunion.
Knorr, qui appartient au groupe anglo-néerlandais Unilever , emploie 270 personnes à Duppigheim dans son unité "déshydratés" et 230 personnes dans celle qui fabrique du potage en briques. /GR/GK

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yahoo.fr
mardi 15 juillet 2003, 18h25

France/Alsace - Les grévistes de Knorr assignés en référé
STRASBOURG, 15 juillet (Reuters) - La direction de l'usine Knorr (Bestfoods-Unilever (London: ULVR.L -actualité ) ) de Duppigheim (Bas-Rhin) a assigné mardi les salariés grévistes en référé devant le tribunal de grande instance de Strasbourg pour entrave à la liberté du travail, a-t-on appris auprès de la direction et des syndicats.
Cette procédure a été engagée après la décision de l'intersyndicale CGT, CFDT, CFTC, FO, vendredi, de bloquer les accès au site qui produit des potages en sachet et en brique.
Le tribunal rendra son jugement mercredi.
Dans l'attente, les syndicats ont accepté de libérer l'entrée de l'unité de produits déshydratés, qui n'est pas concernée par une grève déclenchée voici quinze jours, pour des raisons salariales, par le personnel de production de soupe liquide.
Après avoir d'abord revendiqué 300 euros pour tous, l'intersyndicale continue de demander une augmentation de 100 euros, une prime d'équipe de 50 euros "sans conditions" et une prime exceptionnelle de 1.500 euros équivalente à celle offerte aux salariés qui sont passés de l'unité "déshydratés" à celle des produits "aseptiques".
Cela équivaudrait à une augmentation "de l'ordre de 10%" des salaires, selon le directeur du site, Daniel Guirec, qui juge la demande "démesurée". La direction propose une majoration des salaires de 25 euros par mois, une prime exceptionnelle de 800 euros et une prime d'équipe de 50 euros, mais à des conditions que les syndicats refusent.
La grève est suivie par quelque 80 personnes, correspondant à 85% du personnel de production selon les syndicats, 54% selon la direction.
Knorr, qui appartient au groupe anglo-néerlandais Unilever emploie 270 personnes à Duppigheim dans son unité "déshydratés" et 230 personnes dans celle qui fabrique du potage en briques. /GR/GK

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Un syndiqué en plus


En effet Mr le Directeur a fait sa démonstration de majorette en venant sur le piquet de gréve, se saisissant d'un drapeau syndical, il nous a fait une démonstration en l'agitant devant les grévistes.
Des personnes extérieures à la société pensait qu'il s'agissait d'un gréviste, dur ! dur !


La Direction sur le piquet...

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SCOUP
Vendredi soir vers 22h, un cadre Mr M.F. est venu sur le piquet de grève et a annoncé à plusieurs personnes dont le Délégué syndical CFDT, qu'au mois de septembre la décision de fermeture d'un site de production de sachets déshydratés allait être prise.
Des propos graves car annoncé en avant première aux grévistes du site Brique

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Nous avons appris que les non grévistes avaient également envoyés un courrier à la Direction Générale avec leurs revendications, en clair il y a un mouvement des grévistes et un des non grévistes, de plus les AM ne sont plus contents non plus car si les revendications des ouvriers aboutissent ceux ci gagneront plus que les AM.

LA PAGAILLE TOTALE


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22 Juillet 2003
Communiqué de Presse de l'Union Départementale

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Dernières Nouvelles d'Alsace
Jeudi 24 Juillet 2003

Duppigheim
Knorr : 4e semaine de grève

Le conflit se poursuit à Duppigheim où les salariés de l'un des deux sites Knorr, du groupe Unilever Bestfoods France, viennent d'entamer leur quatrième semaine de grève. Le mouvement est porté par environ 85 % (tous employés à la production) des 233 salariés de "Duppi 2" et seule une ligne de production, sur six, fonctionne. Hier matin, un rassemblement de délégations syndicales du département et un meeting se sont tenus devant l'usine en signe de soutien avec les salariés qui revendiquent de meilleures conditions de travail et de rémunération. Après l'échec des négociations qui se sont déroulées la semaine dernière à l'Inspection du Travail (DNA du 19 juillet), l'intersyndicale, a demandé hier à la direction nationale de Knorr de réengager, « de suite », de nouvelles négociations, tout en réaffirmant sa « détermination à poursuivre le combat ».



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Dernières Nouvelles d'Alsace
Samedi 26 Juillet 2003

Duppigheim
Knorr à Duppigheim : retour à la case départ

Le conflit chez Knorr à Duppigheim qui a débuté le 1er juillet et entamera donc mardi sa cinquième semaine de grève, s'enlise. Hier, une réunion d'information au personnel que les syndicalistes et grévistes ont boycotté, a donné l'occasion au Pdg de Bestfoods France M. Desforges, de rappeler les propositions de la direction. Elle accorde une augmentation salariale de 8 % et une prime de 800 € pour l'ensemble du personnel. Cette proposition a aussitôt était rejetée par l'intersyndicale (FO, CGT, CFDT et CFTC) pour qui ces chiffres sont une régression et qui demande à la direction de revenir aux propositions faites le 18 juillet dernier ( !). « Nous ne pouvons pas aller au-delà » souligne Guirec Daniel, le directeur de cette unité fabriquant des sauces et des soupes en brique et qui avec près de 85 ouvriers à la production en grève, tourne fortement au ralenti ; seule une ligne de production sur six fonctionne. A Duppigheim, c'est donc un retour à la case départ où cependant de nombreuses voix commencent à s'élever parmi les 233 salariés contre ce mouvement en fustigeant « le diktat des grévistes » et en craignant « que l'on aille droit dans le mur »!
R.H.


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mercredi 30 juillet 2003


Un climat social explosif
Un rapport d'audit commandé par la direction de l'usine Knorr de Duppigheim à un organisme privé, le cabinet Both, a été rendu en février 2003. Les conclusions n'ont pas surpris les syndicats qui bataillent quotidiennement contre les pressions, sanctions, retenues sur salaires et autres mises à pied intempestives. Petit florilège accablant.
" La situation est explosive et il y a urgence à amorcer un travail de fond et global au niveau du management de l'usine (...). Le potentiel de bonnes volontés et même de passion dans l'usine est évident. Mais compte tenu du moral des troupes, ce capital de bonne volonté est aujourd'hui inhibé (...). L'usine est de plus en plus dans une situation fragile. Dans le climat qui règne aujourd'hui, il suffirait d'un rien pour mettre le feu aux poudres. La cause majeure en est le management (...). Le mode de management est plus culpabilisant que responsabilisant. Il met systématiquement le doigt sur ce qui ne va pas et jamais sur ce qui va. En plus de générer de la peur, cela est vécu comme une profonde injustice. Il n'y a pas de reconnaissance. "

F. C.
Trop simpliste d'accuser les syndicats et surtout la CGT d'être à l'origine du mouvement !!!!!!!

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Knorr : le conflit dans sa cinquième semaine




Sous la tente installée sur le site, la détermination des grévistes reste intacte.(Photo DNA - Franck Delhomme)



Dans la zone d'activités de Duppigheim, aux portes de Strasbourg, le soleil tape dur et s'il n'y avait les banderoles annonçant "Usine en grève" assorties de quelques slogans, le parking de l'entrée de Knorr ferait penser à un village de vacances. On y trouve en effet un petit chapiteau, un coin repas, des tables et des chaises, sans oublier une tente et une petite piscine.  « Nous nous sommes donnés les moyens de tenir, mais que l'on ne s'y trompe pas, la détermination des syndicats et des grévistes présents aux portes de l'usine jour et nuit reste entière » lancent Didier et Léa, représentants de l'intersyndicale, en soulignant la motivation de leurs troupes. « Ils sont là sans faiblir depuis le premier jour du conflit, le plus long qu'aura connu Knorr. »

Au ralenti

 C'est en effet ce 1er juillet qu'une grève était lancée par les 85 personnes travaillant à la production dans cette unité qui fait partie du groupe Unilever Bestfoods France. Appelée Duppigheim 2 et implantée ici en 1991, elle emploie 242 personnes et produit des sauces et des soupes en briques sur un marché en pleine expansion.  Touchée cependant de plein fouet par ce mouvement, l'unité "briques" tourne depuis au ralenti avec une ligne de production seulement en fonctionnement sur cinq. L'autre usine Knorr, située tout à côté, fabrique les célèbres sachets de soupes déshydratées et emploie 270 personnes, elle n'est pas touchée par cette grève.

Bras de fer

 Au départ, les revendications des salariés de Duppigheim 2 portaient sur les conditions de travail et les salaires, mais bien vite les grévistes se sont focalisés uniquement sur les salaires en demandant une augmentation assortie de primes. Mais le fossé entre l'intersyndicale CGT, FO, CFTC et CFDT et les dirigeants s'est révélé beaucoup trop large et au fil des négociations et même d'une décision de justice -ordonnant la levée du blocus de l'usine, ce qui fut immédiatement fait-, il ne s'est jamais comblé.  Même la venue du patron d'Unilever Bestfoods France M. Desforges et la nomination d'un médiateur n'a pas réussi à débloquer une situation qui tourne, c'est une évidence, au bras de fer. Au grand regret du directeur Guirec Daniel qui estime que « nous avons proposé le maximum de ce que nous pouvions faire. Knorr n'ira pas au-delà et ne s'alignera pas sur les chiffres des syndicats (ndlr : 25 € d'augmentation des salaires plus une prime exceptionnelle de 1 000 € assortie d'une prime d'équipe). Il y va de la survie de l'entreprise ». Et le dirigeant déplore un conflit qui aura immanquablement des répercussions, « car l'unité alsacienne était bien cotée dans le groupe Unilever, l'avenir nous dira si Knorr nous maintiendra sa confiance et n'ira pas voir ailleurs. »

Il faut savoir s'arrêter

 Et même si le mot délocalisation n'a jamais été lâché, Guirec Daniel rappelle que les pays d'Europe de l'Est offrent des coûts de production bien moindres. « Nous faisons un geste en appliquant cette augmentation unilatérale de 25 € sur les salaires mais nous ne pouvons accorder une prime de cette importance, c'est irréaliste ! Il fait savoir arrêter une grève » conclut-il  Une partie de ce message semble être passé chez beaucoup de non-grévistes qui se désolidarisent d'un mouvement qui selon eux va droit dans le mur. « Nous mettons l'avenir de l'usine et donc notre avenir en jeu et j'ai une famille à nourrir » lance Lucien, très amer. Un constat corroboré par Hubert : « Nous avons obtenu quelque chose, maintenant il faut s'arrêter. »  Mais du côté des grévistes et même après 30 jours de grève, le bloc ne s'est pas fissuré. « Nos revendications présentées par le médiateur sont légitimes, nous ne céderons pas. Ça passe où ça casse. »  A Duppigheim, le bras de fer continue.

Rodolphe Hammann




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mercredi 30 juillet 2003


Knorr, des salariés en ébullition
Les employés étaient prêts à reprendre le travail pourvu que les jours de grève soient payés. Devant le refus, ils songent désormais à occuper l'usine...

Les cadres ont pris la place des ouvriers sur les chaînes de production de l'usine Knorr de Duppigheim, dans le Bas-Rhin. Une situation " assez folklorique " pour Christian Urffer, délégué syndical FO. Foin de jeu de rôles pour autant, la situation est " révoltante ", enrage Éric Dilger (CFDT). En effet, l'issue de la grève était imminente. Les salariés avaient revu à la baisse le montant des augmentations salariales et indemnitaires qu'ils exigeaient. La direction avait consenti quelques avancées... Sauf sur le paiement des jours de grève. Résultat : les salariés entament depuis lundi leur cinquième semaine de grève. Les piquets se tiennent jour et nuit, sept jours par semaine.

Lancée le 1er juillet à l'appel de l'intersyndicale CGT-FO-CFDT-CFTC et suivie par 85 % des salariés, soit 130 personnes, la grève pourrait changer de nature. La direction est revenue, le 24 juillet, sur ses engagements, une véritable " provocation ", estime Léa Vaché, porte-parole de l'intersyndicale. Ainsi, la prime exceptionnelle de 1 000 euros promise a été rabaissée à 800 euros. D'ailleurs, " ce n'était pas des négociations, il n'y a eu aucun dialogue. La direction a pris des mesures salariales unilatérales. Elle ne cherche qu'à imposer ses vues en utilisant comme arme le chantage à la délocalisation. " Ce bilan, dressé par Claude Leclerc, secrétaire général de l'union départementale CGT, annonce d'ores et déjà la radicalisation du conflit. Les salariés envisagent d'occuper l'usine.
Sur les deux unités de production, seule Duppi 2, la plus récente, ouverte en 1992, est en grève. D'emblée, la direction y a appliqué une politique de bas salaires et profité d'une main d'ouvre jeune. Consacrée à la fabrication des potages en brique, un secteur en très forte croissance, les conditions de travail y sont plus dures, la productivité plus importante. À tel point que les salariés de Duppi 1 mutés à Duppi 2 reçoivent une prime de 1 500 euros en guise de " dommages et intérêts ". D'où la demande des salariés de Duppi 2 de percevoir pareille prime
. Au cours de la première séance de négociation du 10 juillet, la direction a proposé une augmentation de salaire de 25 euros par mois, une prime exceptionnelle de 1 000 euros et une prime d'équipe maintenue à 50 euros. Les salariés exigeaient une augmentation de salaire de 100 euros, l'instauration d'une prime de transport, une prime d'équipe de 90 euros sans conditions et une prime exceptionnelle de 1 500 euros.

Pour autant, les grévistes assurent de leur détermination. D'une part, disent-ils, rien n'empêche l'entreprise, qui appartient au troisième géant mondial de l'agroalimentaire, Unilever, de satisfaire leurs revendications. Les résultats sont florissants : 19 millions d'euros versés aux actionnaires, soit un profit correspondant à 51 632 euros par salarié. L'augmentation de la productivité a fait progresser le tonnage de plus de 50 % en trois ans, aux dépens d'un climat social déjà bien entamé.

D'autre part, les grévistes ont un atout de poids : la période estivale. La saison où l'activité de l'usine est traditionnellement forte, dans la perspective de la rentrée de septembre. Pour Léa Vaché, qui travaille au service approvisionnement, " la direction est en train de mettre l'usine en danger. Les grosses commandes de septembre ne seront pas assurées tant que le conflit perdurera. " Les cadres, dépêchés en renfort sur les lignes de production, en attendent pourtant la fin avec une impatience probablement rare.
Farida Cherfaoui





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Merci à tous pour votre soutien.